Victoire - A quand remonte votre dernière ?

Tribune publiée dans Focus RH le 18/03/2026

Alors que le XV de France vient de soulever une nouvelle fois le trophée du Tournoi des 6 Nations, nous avons vu comment jusqu’à la dernière seconde, l’équipe emmenée par Antoine Dupont est allée chercher cette victoire. En quoi cette envie de gagner est-elle une source de réflexion pour les entreprises ?

Gagner, source de dopamine

Quand on est manager d’une équipe - que ce soit une équipe de production ou un CoDir - une de nos responsabilités est d’amener notre équipe à donner le meilleur d’elle-même afin d’atteindre des objectifs. Les neurosciences - et notamment Brain Modus Operandi - nous enseignent que l’atteinte d’un objectif est une des conditions de production de la dopamine. Quand elle est sécrétée, cette hormone génère du plaisir et de la satisfaction, deux éléments normalement aussi recherchés par les managers. Avoir donc dans son quotidien professionnel, des victoires plus ou moins grandes, est vertueux et un bon carburant pour l’engagement. 

Les conditions de la victoire

Si on s'intéresse uniquement aux dynamiques d’équipe - entendre hors stratégie - la confiance au sein de l’équipe est une des conditions clés de la victoire. La capacité à se dire les choses, et à entendre, l’est aussi. L'entraînement bien sûr, l’amélioration en continu, l’adaptabilité, l’apprentissage de ses échecs également. Mais la victoire ne peut se faire sans le partage d’un objectif commun, un objectif qui fasse vraiment envie, qui porte chaque coéquipier, qui embarque. A l’heure où vous lisez cette tribune, êtes-vous sûr.e que chacune des personnes dont vous avez la responsabilité managériale, est en train de travailler pour atteindre des victoires qui le ou la motivent vraiment ? 


Le besoin de faire peau neuve sur les victoires

Des nombreuses missions menées au cœur des entreprises, j’ai constaté que ce sont souvent des gains business qui sont considérés comme des victoires et célébrés. Gagner de nouveaux marchés c’est bien, évidemment, mais cela ne peut être la seule source de victoire ! Pour profiter des vertus de l’émulation d’une victoire, il me paraît très intéressant d’en démultiplier les sources. Bien sûr, au niveau corporate, il y a des trophées officiels comme Great Place To Work, l’obtention d’un label tel B Corp ou des Grands Prix Professionnels. Ces signes de reconnaissance officiels font toujours plaisir mais ils peuvent paraître très loin du terrain. De fait, les managers ont tout intérêt à définir leurs propres victoires d’équipe. Car plus votre équipe connaîtra de victoires, plus elle voudra en connaître davantage. 


La nécessité de célébrer

Si on reprend nos joueurs du XV de France, que pensez-vous qu’ils ont fait samedi soir, une fois le trophée soulevé ? Ils sont allés la célébrer cette victoire ! Et sur ce point encore, un bon nombre d'entreprises ont de vrais axes de progrès. Célébrer, c’est reconnaître. Ne pas célébrer, c’est banaliser la chose. C’est comme le dit le Larousse : “lui ôter toute marque spécifique, la priver de son originalité.” Gagner sans célébrer est donc destructeur pour un collectif… Si une fête mémorable marque bien sûr les esprits, célébrer une réussite peut aussi se manifester par de petites attentions : un bon repas en équipe, couper plus tôt pour un afterwork, offrir quelque chose de personnel (un livre, des fleurs, un spectacle, etc.).


En conclusion 

Quelque soit l'appétence de chacun pour la compétition ou la "culture du résultat", gagner fait du bien ! Et je suis convaincue que, chaque victoire en appelant une autre, cela crée ainsi un effet boule de neige faisant grandir les individus, les équipes et donc les entreprises qu'ils composent. Alors managers, multipliez les occasions de victoire, et petites ou grandes, célébrez-les ! 

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